Editoriaux de la secrétaire académique

Un p’tit tour et puis s’en va. (journal n°237 du 4 décembre 2025)

26 novembre 2025, le nouveau Ministre, Edouard Geffray s’est invité au Lycée Professionnel de Chasseneuil sur Bonnieure pour sonder l’état d’un Lycée Professionnel rural et plus particulièrement son internat.

Une délégation du personnel était attendue avec le Ministre sur la vie de l’établissement. Membre du Bureau Académique et représentante locale du SNETAA, Christelle Butraud a obtenu une seconde délégation portant sur les grandes questions des lycées professionnels. Pourquoi le lycée professionnel de Chasseneuil ? Pourquoi pas Bressuire ? A Léonard de Vinci, le Ministre aurait été aussi dans un établissement rural, mais il aurait eu la chance de découvrir un internat dans lequel il pleut sur les lits.

C’est ce que le SNETAA a rappelé à Monsieur Nembrini en charge de l’Education à la Région, lors des assises de la Voie Professionnelle. Il aurait ressenti la tension entre les enseignants et l’équipe de direction. S’il était allé à la SEGPA du Collège Camus à La Rochelle, il aurait compris la difficulté de travailler sans Directeur de SEGPA. S’il était venu au Lycée Professionnel Doriole, il aurait pu s’asseoir à la place de la Secrétaire de Direction. Son poste est vacant depuis la mi-octobre et ne sera pas remplacé avant fin janvier, si tout va bien. S’il avait poussé la porte d’une classe de CAP, il aurait saisi à quel point il est de plus en plus difficile d’amener à l’examen des jeunes dont les profils, même avec l’aide d’AESH, ne conviennent pas à ceux que les professionnels attendent d’un CAP. Il aurait compris que le Lycée Professionnel ne doit pas devenir un substitut d’IME. A chacun ses fonctions, à chacun ses publics afin d’éviter une maltraitance institutionnelle à tous les niveaux.

Si le Ministre avait poussé l’expérience jusqu’à prendre le bus avec les jeunes, il aurait pleinement découvert l’intérêt de ces établissements ruraux face à une mobilité que les élèves n’ont plus, eu égard à leur jeune âge. La Région l’a dit, quand une activité professionnelle est répartie sur tout le territoire, il doit en être de même pour les formations. N’oublions pas ces paroles, en ces temps de carte scolaire et surtout n’hésitons pas à les réutiliser lors des différents rendez-vous avec le Rectorat et la Région, du simple GT, en passant par l’audience au Recteur ou à la Région, sans oublier le CSA qui vote la carte des formations, car l’idée générale n’est pas celle-ci.

Le Ministre aurait certainement pu alors comprendre la nécessité de ne pas recruter à minima les AED car ils sont un lien précieux avec les élèves.

Enfin, s’il s’était présenté dans tous les Lycées Professionnels où sont implantés des BTS dont le rectorat baisse la capacité d’accueil, il aurait découvert que les élèves décrocheurs sont moins nombreux quand le BTS est implanté dans un lycée professionnel.

Mais nous sommes déjà le 4 décembre. Je prends conscience que je dois écrire un édito et pas ma lettre au père Noël. Avec tous les adhérents, chaque jour sur le terrain, à force de faire entendre la voix du SNETAA dans les différentes instances, d’avoir un maillage dans chaque établissement qui permet au SNETAA de clairement catégoriser les problématiques, de les défendre et de ne rien lâcher, notre syndicat fait entendre ses mandats pour un lycée professionnel laïque, sous statut scolaire.

Ce dont nous sommes certains c’est qu’avec nos actions et interventions à tous les niveaux, le SNETAA fera bouger les lignes en faveur des personnels et des jeunes qui nous sont confiés.

Alors n’oubliez pas, adhérer au SNETAA, c’est défendre tous les personnels qui œuvrent chaque jour à la formation du futur professionnel-citoyen de demain.

Bonnes vacances à tous et bonne année 2026 !



La Rochelle le 4 décembre 2025,
Bénédicte MOULIN, Secrétaire Académique SNETAA FO

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